Meschia en Terres Inconnues

Meschia écrit le 3ème acte de sa rencontre avec Martres-Tolosane.

Et tout est prétexte à exploration en Terres Inconnues, rien de se jette, tout se recycle et reprend vie sous les doigts du poète. Vieilles voitures, tracteurs, bidons , vélos, horloges renaissent dans une grandes marmite artistique où un délire joyeux côtoie les céramiques pures et sévères et nous promène en scénettes nostalgiques dans les petits jardins de la ville...

...donner du bonheur tout simplement.


Vent de folie au Grand Presbytère

Un petit détour par les coulisses de l'exposition MESCHIA en Terres Inconnues!


Il est né dans une marmite artistique...       peut être n'en est-il jamais sorti!

 Encore une fois, Sylvian MESCHIA fait des siennes !

 Voici déjà 3 années qu’il fait surgir au et en marge du monde de l’Art Contemporain, ses concepts et ses mirages. Il revient pour nous émerveiller une nouvelle fois.

 MESCHIA a des idées, beaucoup d’idées… : chaque objet chiné lui donne une idée de mise en scène d’une de ses pièces artistiques, chaque lieu lui inspire une idée pour rendre les choses insolites et étonnantes…

 Mais l’idée majeure est bien la même : « faire sortir la céramique des salles d’expositions pour l’emmener ailleurs, dans d’autres univers ». Et voilà comment apparait un monde d’une liberté joyeuse, où le vrai trompe le faux, où le réel et l’imaginaire dialoguent dans une langue universelle et accessible, où les mariages les plus improbables semblent dans l’ordre naturel des choses…

 Les armoires sont bancales, les tables et les chaises coupées en deux, les céramiques présentées à l’état d’ébauche. Des dinosaures sortis de coffres à jouets trempés dans l’argile intègrent de surprenants paysages de copeaux de terre d’atelier ; les grandes urnes noires, austères deviennent un jeu de miroirs où les reflets d’un art actuel se mêlent à ceux de la Villa Antique toute proche… la Vénus de Lespugue, les bisons du Tuc d’Audoubert répondent aux chatoyantes céra-miques bleues, les mains de Gargas laissent leurs traces d'ocre sur les murs du Presbytère.

 



Sylvian MESCHIA est entré en céramique comme l’on entre dans les ordres mais, sorti du silence et de l’introspection de l’atelier, ce personnage à l’activité incessante, empreint d’une frénésie échevelée au service de la création, nous livre dans ce nouveau roman singulier, une collection insolite de livres pliés, de machine à écrire vieille de 3000 ans, des nouvelles pièces de monnaie en terre cuite...

 

Et tout est prétexte à exploration en terres inconnues, rien ne se jette, tout se recycle et reprend vie sous les doigts du poète, vieilles voitures, tracteurs, horloges, renaissent dans une grande marmite artistique et un délire joyeux , côtoient les céramiques pures et sévères et nous promènent en scénettes nostalgiques dans les petits jardins de la ville… don-ner du bonheur tout simplement.

 

Au jardin, secret et intime, règne une spiritualité discrète ; chaque objet est prétexte à la contemplation, il est question de tomates, de citrouilles et d’amphores cassées, de sorcière, de poules et de vieille voiture rouillée, de petit cimetière paisible et nostalgique, de cabanon aux allures d’atelier abandonné, d’une accumulation de casseroles et autres ustensiles de campagne revisités.

 

Ces influences mêlées prennent vie dans une paisible chimie amoureuse sous le regard de Meschia et de sa forêt de grands bâtons de pluie comme une invitation semi païenne aux divinités du lieu.

 



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